lundi 21 août 2017

Je pense à toutes ces choses à l'eau



Je pense à toutes ces choses à l'eau
"dégât des eaux"
je pense à la soif
je vois le mur sur lequel l'interrupteur
un signe éteint
l'ombre collatérale sur le bureau
fond
nord est mon orient
et sera ma table
aphone mais palpable est l'espace de cette nuit
tout sombre
puis deux yeux la consument

Jeux de mai



samedi 19 août 2017

Au lieu de ma peau



Au lieu de ma peau
le revers tendre
et mol effroi quand une de ces feuilles frôle
ce qu'il reste de murs se défait aussitôt
et tombe

tout dépend d'une
de ces prunes vertes
posées sur l'herbe ce soir
froide en mémoire
de Manet





jeudi 17 août 2017

mercredi 16 août 2017

Là où des fleurs s'éveillent



Là où des fleurs s'éveillent
sous nos doigts sont des faits
" les faits ne sont-ils des fleurs
et les fleurs des faits
ou les poèmes des fleurs
ou bien les produits de l'imagination
vice versa ? "

sûrs desseins faim de fleurs vives
où vives abeilles en regard
butinent
jusqu'au sommeil

sous nos doigts sont des faits
polis par le frottement
de feuilles
des galets de lumière crible
sous le tilleul
roulent dans les rainures de la table
déliés fleurissent
et dansent

une large bouteille d'encre
flotte à la surface
- de Chine dérivée - et longe un bouquet
lointain fait de pensée où
je nage ancrée
tout fait fleur tout fait
fait fleur à mes yeux
et ma bouche hâtive

soudain l'agitation apéritive
- le geste saccage - incisive coupe
l'heure (d'une dent éclatante)
fleurs fraîchement coupées parfum
soudain violemment épanché

mardi 15 août 2017

lundi 14 août 2017

dimanche 13 août 2017

Je suis



Je suis
la cinglante ortie qui mène
à l'anémone

l'ortie la rude
persiste

mène à ravir
je laisse
faire le
faire
passe doucement s'il ne
s'agit que de bruit
tant pis

Dans les plis (19)





mercredi 9 août 2017

D'un coin de nuit



D'un coin de nuit
exténuée
s'extraient
encore varient les roses et roulent - râlent - sous la
langue des yeux ces choses-là
urgentes à voir
comme à traduire
- une jonchée de pétales, rougie -
pourquoi sans pourquoi nous charrie le vent
(revient chaque jour retourner la coupe)
des anémones ont pris le pas
la nuit blanchit
c'est toujours sans savoir où regarder où passer

Tendre, semer (6)